Cioccolani Florence

Après avoir fait ses études musicales au CNR de Grenoble dans la classe de Jean-François Cholé, Florence Cioccolani étudie auprès de Michel Beroff, Denis Pascal et Eric Le Sage au CNSMD de Paris. Elle y obtient le DFS de piano et de musique de chambre en juin 2002. Elle rentre ensuite en cycle de pédagogie et obtient le CA de piano. Ces deux années lui permettent d’écrire un mémoire sur le compositeur Toru Takemitsu. Parallèlement, elle suit le cycle de perfectionnement au CNSMD de Lyon dans la classe de Géry Moutier.
Actuellement professeur au CRR de Grenoble, Florence Cioccolani se produit régulièrement en récital et concerts de musique de chambre ( auditorium du musée de Grenoble, rencontres musicales de Mittelbergheim, Archives Nationales de Paris, musée Claude Debussy, amphithéatre de l’opéra national de Lyon…) . Attirée par la création et la musique contemporaine, elle collabore régulièrement avec des compositeurs tels que Yoko Kubo, Bruno Ducol, Hugues de Nolly, Iradj Sahbai, Arnaud Petit.
Florence Cioccolani a obtenu en mars 2008 au 8ème Concours International de Piano d’Orléans:
– le 1er Prix – Mention Spéciale Blanche Selva pour l’ensemble de ses prestations,
– le Prix SPEDIDAM décerné au meilleur candidat issu des établissements français d’enseignement musical,
– le Prix attribué par le Jury des étudiants du Conservatoire d’Orléans lors de la Finale Musique de Chambre et soutenu par Hitachi Computer Products (Europe) S.A.S.
– elle a été choisie pour sa création mondiale de l’œuvre Burning comme lauréate du Prix de l’Académie des Beaux-Arts (Institut de France) par Edith Canat de Chizy, Membre de cette Académie et compositrice de l’œuvre.
Invitée à l’automne 2008 par le Festival Jeunes Talents à Metz, par l’Orchestre Symphonique de Varna en Bulgarie ainsi qu’à Venise au théâtre de la Fenice ; elle s’est produite  également sur la scène de l’Onde à Vélizy-Villacoublay, au Théatre des Bouffes du Nord à Paris et au Théâtre d’Orléans, en soliste et avec l’Ensemble coréen du Tongyeong International Music Festival pour la création française de Trame IV de Martin MATALON. En mai 2009, elle était invitée au festival de Sully. Elle s’est produite à l’auditorium du musée d’Orsay dans le cadre des « nouveaux talents Yamaha » et a joué sous la direction de F-X Roth avec l’orchestre « Les Siècles » à Arles et à La Rochelle. A l’automne 2009, elle a fait une tournée de récitals et de Master classes à l’attention des élèves pianistes des conservatoires de la région Centre  et des universités de Tours et d’Orléans (11 villes).
Son disque « Le temps recréé » est paru chez SISYPHE.

Récompenses

  • Prix du Jury des Étudiants du Conservatoire d’Orléans – 04-03-2008
  • Prix SPEDIDAM – 04-03-2008
  • Prix de l’Académie des Beaux-Arts (Institut de France) – 04-03-2008
  • Prix – Mention Spéciale BLANCHE SELVA – 04-03-2008

Discographie

11-2009 l Le temps recréé Cioccolani Florence

Le programme proposé par cet enregistrement Boulez, Carter, Boucourechliev, Mantovani Matalon est ambitieux, voyage dans le temps abordé par l’interprète avec toute la modestie demandée par Jean-Sébastien Bach pour l’exécution de ses Inventions.
Grâce à cet admirable et volontaire effacement, le temps nous est restitué avec l’inventivité des Notations de Pierre Boulez, claires et définitives, des pièces d’Eliott Carter foisonnantes d’idées, des œuvres plus proches de nous et représentatives de l’imaginaire actuel (Mantovani, Matalon), et enfin des six études d’après Piranèse qui joignent si justement l’esprit tourmenté du créateur des « carceri d’invenzione », aux vertiges fulgurants du compositeur Boucourechliev.
Grand lecteur de Marcel Proust, dans son livre « Le langage musical » Boucourechliev évoque du reste l’emprise exagérée de l’interprète vedette « c’est bien cet être que nous voyons à son piano (…) c’est lui qui parle au nom du compositeur, eternel absent, c’est lui qui rend vie à ces cahiers recouverts de signes muets, imparfaits. Vinteuil est un fantôme, un esprit immatériel au moment où sa musique résonne sous l’archet d’un Morel fétichiste, à la mèche rebelle. »
C’est pourtant le même Boucourechliev qui avec son esprit généreux et abondant ouvre les parties de son imaginaire à son interprète. Florence Cioccolani n’en abuse pas, elle maitrise tout au long du voyage le jeu intellectuel et les grilles proposées, grâce à la Forme respectée et aux formes domptées, elle rend la vie à ces musiques et recrée le temps passé.
Françoise Thinat

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